il était une fois...

 

voici une photo très rare d'El Gara , elle a été prise du sommet d' el Masjid al aadam (la mosquée du hay al masjid)..on y voit réspectivement (en partant de la droite) :

* Une maison qui a été détruite et reconstruite sous forme d'un immeuble par son nouveau propriètaire (l'immeuble appartenant à la famille Allali) ..

* Une petite batisse qui constituait le premier moulin d'El gara et de toute la région , son emplacement actuel est occupé par l'immeuble au rez de chaussée duquel se trouve aujourd'hui la Banque Populaire..

* le hammam (bain turc ) qui a servit des dizaines d'années et qui a été detruit il y a plus de trente ans..c'était le premier Hammam d'El Gara et le seul dans un rayon de plus de 25 kilometres.

* dar el Wassti ou se trouve aujourd'hui le café Mokhtar (fils de l'wassti) et qui servait alors de bar clandestin et ou se retrouvaient résidants de Boucheron (l'ancien nom d'El Gara qui lui a été donné en hommage au lieutenant de Boucheron tué par les tribus des Mdakra lors d'une bataille).

* de loin (à l'intersection de la rue qui descend et de celle qui part à gauche vers la municipalité) , le monument commémoratif dedié aux soldats français tombés sous les armes des Mdakra (Boucheron entre autre) ce monument a été enfui sous terre il ya une vingtaine d'années et a sa place on a construit l'actuelle pércéption d'El Gara..

* juste après à gauche en montant , l'auberge et le réstaurant connus sous le nom de l'hotel et à la place du quel se trouve le petit jardin à coté de l'actuelle Wafa banque.

* la rangée de magasins , vient ensuite, il y'en a qui existent toujours et qui servent encore de petits commerces et il y'en a qui ont été detruit et reconstruit.

* enfin, en haut là ou se separent les deux rues qui montent , on remarque à peine un point d'eau ( appellée communement l'aaouina) , on y voit la silhouette d'un homme entrain de se laver.

 

POUR RECEVOIR , LES MDAKRAS REPONDAIENT TOUJOURS PRESENTS ...

 

ELGARA_06_1978_Le_m_choui_est_empal__par_le_cul_pour_sa_cuisson___Yann_fascin______P_

Ce mouton est cuit en méchoui sur de la braise, un grand bâton enfoncé dans son corps pour mieux le faire tourné. Il y a toutes sortes de façon de le cuire et celle qui en fait un met de choix tendre et goûteux consiste à fabriquer un four où le mouton sera "enterré" et cuira dans la terre chauffée au charbon de bois à petit feu ... Photo JO 1978 - El Gara (Maroc).

 

 

 

 

 ...DANS LE SPORT AUSSI ILS RÉPONDAIENT PRÉSENTS

 l'ancien fils prodige d'elgara abdelkader lakhmiri (1er assis à droite)

Le Wydad en 1942
Debout droite à gauche: Abdelkader Benjelloun, Farrouj, Khali Bouchaib, Salem 1, Ould Aicha, Salem 2, Abdelkader Azba. Assis droite à gauche: Lokhmiri, Kadmiri, Kabbour, Mhimdate, Mohamed Naoui, Adiba

 

 

        DE L'HISTOIRE ANCIENNE ??????


Il y a deux siècles environ , les ouled Ziane occupaient bled Mdakra , à proximité de sidi Nader,alors que les Soulem occupaient bled Jakma. Devant les Mdakra,envahisseurs,ils avaient laissé leurs territoires et s'avançaient en direction du littoral. A l'origine, les Mdakra occupaient une partie du territoire de la tribu actuelle de Mzab. Les Mzab, refoulés des siens par Ahl Tadla, se jetèrent sur les Mdakra et ces derniers s'avancèrent à l'Ouest,chassant à leur tour,devant eux,les Ziayda et les Ouled Ziane.Et oui la guerre c'est la guerre et les faibles n'ont qu'a prier.

 

 

 

 

 

LES MDAKRAS ETAIENT TOUJOURS EN GUERRE

 

...Le territoire des Chaouia, appelé jadis le Tamesna, était occupé par les Berghouata, ces hérétiques qui ont été combattu par les Almoravides et les Almohades.

 Abdellah Ben Yassine, qui trouva la mort lors d'un sanglant combat contre les Berghouata, trouva la mort en pays Zaer, il est inhumé à El Gara au lieu dit Korifla.

Lors de l'offensive du Général d'Amade en 1908,contre les résistants des Mdakra, les Zaer prétèrent main forte à leur voisins, aprés la tuerie desfameuses batailles de l'Oued Zemrane et Mkarto (Que la chanson de la Ayta El Merçaouiyya, immortalisa dans les années vingt).

 

 

RAPPEL D'UNE BATAILLE

LE 29 FEVRIER 1908 , DES COMBATS SUCCESSIFS ONT EU LIEU ENTRE LES TROUPES FRANCAISES ET LES TRUBUS DES MDAKRAS ET QUI ONT FAIT 13 MORTS ET 30 BLESSES DU COTE FRANCAIS ALORS QUE LES PERTES DES MDAKRAS ETAIENT BEAUCOUP PLUS  IMPORTANTES...CHOSE NORMALE PUISQUE LES SOLDATS FRANCAIS ETAIENT MIEUX EQUIPES EN ARMES ,BIEN ENCADRES ET BEAUCOUP PLUS NOMBREUX QUE NOS VALEUREUX MEDKOURIS.

 

 

le camp Boucheron et ses fortifications -el gara 1907-1908

l'observatoire du camp de boucheron

 

vue générale du camp de boucheron

                

LE PETIT JOURNAL numéro 16530 paru le 30/03/1908

Contenu : CHRONIQUE DU LUNDI AU MAROC - LE GENERAL D'AMADE EST PARTI POUR SOUMETTRE LES MEDAKRA LANCEURS DE BOMBES !!!!

        SANS COMMENTAIRE.

le général d'Amade indiquant les positions au général lyauty

el gara 1907-1908

 

le général d'Amade saluant les drapeaux à el gara en 1907-1908

(pensait - il à tout les innocents que ses troupes ont massacré ? )

 

ferrage des chevaux en attendant d'autres tueries

el gara 1907-1908 

bivouac d'une colonne de l'armée française à el gara en 1907

 

camp militaire-el gara 1907

 

             ENCORE UNE BATAILLE PERDUE !!!

Le 17 janvier 1908 , une bataille à lieu près de Settat , les troupes françaises doivent battre en retraite. Le 12 Fevrier , elles occupent Settat. Le 9 Mars, le général d'Amade qui a remplacé Drude malade, est victorieux des tribus de la région de Mdakra et des Hafidiens. Six jours après, "le matin" révèle qu'un camp marocain désarmé a été massacré par les troupes françaises, ce qui sera avéré. La chambre accorde sa confiance au gouvernement et adresse ses félicitations aux officiers et soldats d'Afrique.

 

entre deux massacres , on fait une pause

halte de la légion aux allentours d'el gara 1907-1908

 

 

6 avril 1908 : CE MASSACRE CREA UN SCANDALE DANS LA CHAMBRE DES DEPUTES EN FRANCE

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Débat houleux à la Chambre sur l’incident de MDAKRA au Maroc 

Rappel de l’épisode précédent : Le journal “Le Matin” a annoncé dans son édition du 15 mars qu’un camp de marocains désarmés a été massacré par les troupes du général d’Amade. On dénombrerait 1500 tués.

” Tenir bon, ne pas tomber sur une affaire pareille ! ” . C’est la consigne de Clemenceau, c’est la ligne choisie par le gouvernement, avec le ministre de la Guerre, le général Picquart, en première ligne.Clemenceau : ” Ce qui s’est passé au Maroc me navre. Une fois de plus, l’Armée n’en fait qu’à sa tête quand elle est loin du pouvoir civil. Pour autant, après l’Affaire Dreyfus, nous, Radicaux, ne pouvons guère creuser un peu plus le fossé qui nous sépare du haut Etat Major. Nous avons besoin d’une armée silencieuse, disciplinée et prête à servir sans état d’âme, surtout quand nous devons affronter des grèves ou des crises avec le régime du Kaiser. Donc, je ne peux officiellement désavouer les officiers responsables de cet incident au Maroc. La Chambre ne me suivrait pas. ”1500 morts. Tous marocains. Selon l’enquête interne de l’Administration qui vient de nous parvenir, ils étaient bien désarmés, sans défense. Civils pour la plupart, ils n’auraient été tués qu’à la suite d’une erreur grossière de commandement et d’une envie de vengeance de certains hommes de troupe, lassés de poursuivre un ennemi invisible et harcelant nos colonnes. Que retiendra-t-on de la réaction de notre République à ce massacre ?Le 28 mars 1908, la Chambre (tous les députés sauf les socialistes) a voté un ordre du jour de confiance au gouvernement.Le compte rendu de la séance a ajouté : ” … la Chambre des députés adresse ses félicitations aux officiers et combattants en Afrique … ” .Les membres du Cabinet ont reçu l’ordre, ce 6 avril 1908, de détruire tous les documents relatifs à l’enquête de commandement effectuée sur l’incident dénoncé par le Matin.Ecoeuré par toute cette affaire, le directeur de cabinet Winter s’est exclamé, d’une voix étranglée mais avec une ironie intacte, pendant que brûlait le dossier dans la cheminée de son bureau : ” Silence dans les rangs ! “. 

 

 

...et on jouait de la musique entre deux tueries

el gara en 1907-1908

 

 

LA VENGENCE DES MDAKRA 

NE SE FAIT PAS ATTENDRE :

La tribu des M’Dakra constituée de farouches combattants fut la cible du Général d’Amade, qui mis en œuvre les grands moyens :
Trois Tabors ce dirigèrent vers la tribu pour l’encercler, conduit par les Colonels Taupin, Brulard et le général d’Amade. Les Marocains prirent l’initiative d’imposer la bataille au bord de l’oued Nefifikh qui dura du 16 au 17, ils obligèrent Taupin et ses hommes à se replier vers Fédala (Mohammedia).Le 18 Fevrier au matin, ils attaquèrent Brulard, avant l’arrivée de d’Amade, Brulard fut contraint de constituer un carré pour sa défense et fut interdit de tous mouvement dans l’attente des secours ! Les forces d’occupation ont faillis subir une lourde défaite « l’ennemi avait levé le drapeau blanc » après une bataille sanglante ou du coté marocains, plusieurs résistants trouvèrent la mort et un nombre plus élevés de français sont restés sur le terrain (Martin, dans son livre « quatre siècles d’histoire Marocaine). En effet d’Amade, fut contraint de quitter le terrain et rejoind Berrechid.
D’après la version française, leurs pertes se sont élevées à 69 hommes entre les morts et les blessés, parmis les morts on dénombre deux officiers Paul Boulhaut ! Et Ahmed Ben Mohamed ?Du coté marocains, un célèbre homme des Medakra trouva la mort, c’est Seghir, le frère de Haj Belhaj une des plus grosse fortunes des Medakra. Le souvenir du martyr est resté intarissable dans le milieu populaire qui rappelle :« Es Seghir, Ec Choukkara oua el khayt harir »

Après l’arrivée des renforts de 5.000 hommes, d’Amade, décide d’engager ses troupes dans des batailles décisives ou les tribus Chaouias avec le peu de moyens dont ils disposaient, opposèrent une résistance mémorable aux troupes d’occupation.

- La bataille de FAKHFAKHA du 29 Février.
- La boucherie de MKARTO du 8 Mars.
- Celle de Sidi Laghnimi.
- La bataille de Sidi Aaçila. (NOTRE OUED BOU3SSILA!!!)
- La troisième bataille de Settat.
- Les batailles de la foret.

Les occupants ont laissés sur le terrain de nombreux morts et blessés, d’après des sources françaises : Un peloton ennemi a été complètement décimé, l’affrontement entre les belligérants s’est soldé par l’usage de l’arme blanche, les officiers Sylvestre Loubet et Boucheron sont tombés lors de ces accrochages particulièrement sanglants ! Les marocains ont perdus 12 hommes et 30 blessés.
Le Lieutenant Merle, tué en Chaouia eu droit à des obsèques solennelles à Montargis.

N.B Un monument commémoratif à la mémoire des soldats français, tombés dans le pays des Mdakra, datant de 1908, pas loin de l'Oued Zemran à été malheureusement détruit. Ce type de monument, témoigne d'une partie de notre histoire, nous nous devons de les conserver et les entretenir.

 

 

 LA BATAILLE DE SIDI BOU3SSILA

              

- LE COMBAT DU 29 MARS 1908 A SIDI ACILA :

" Au cours de ce combat très violent, nous avons eu huit tués, dont les deux officiers qui commandaient les pelotons, et douze blessés. Voici la liste de nos tués au combat de Sidi – Accila : lieut. Sylvestre (Robert), du 6e chas. D’Af. ; Lieut. Bramand du Boucheron, 1er spahi ; Delphy (Jean) et Graches (Célestin), cavaliers au 6e chas. D’Af. , tués en outre trois spahis indigènes et un tirailleur.

Dans une lettre adressée à sa mère, le soldat Delphy écrit : « On a aiguisé les sabres et je t’assure que si nous avons le bonheur de pouvoir le poser sur quelques Marocains, ils le sentiront passer…

C’est au camp du Boucheron, que fut célébrée en plein air la gran’ messe devant toutes les troupes et en présence du ministre de France, M. Regnault, l’état-major au complet, les généraux Lyautey et d’Amade et tous les officiers…"

Aprés l'occupation, le Général Lyautey s'est empressé de baptiser tous les lieux "conquis", La région de la Chaouia décrocha la palme d'or en terme de débaptisation c'est la d'ailleurs qu'on a changé le nom d'El gara qui est de venu BOUCHERON en homage au lieutenant Bramand de Boucheron qui y a trouvé la mort.

Sur l'origine du nom de BOUCHERON (Lieutenant Bramand de Boucheron): 

 

 

EL GARA

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